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Apprendre les riffs de AC/DC pour débutant sans solfège

Riff d'AC/DC pour débutant sans solfège, appris dans un coin guitare à Grenoble

Deux doigts. C'est le nombre qui revient sans arrêt dans les messages que je reçois depuis que je raconte comment j'ai attaqué mon premier riff rock d'AC/DC sans avoir ouvert un seul livre de solfège. Pas trois, pas quatre, deux doigts posés sur les cordes graves, et déjà un power chord qui sonne comme un vrai riff. Vu le nombre de fois où la question revient, autant y répondre une bonne fois plutôt que de refaire le récit complet de mes débuts à la guitare, ici dans mon coin d'enregistrement à Grenoble.

Petite précision avant d'aller plus loin : ce carnet contient des liens affiliés, dont certains vers des méthodes que j'ai testées moi-même. Si vous cliquez et achetez par ce biais, une petite commission me revient, sans que le prix change pour vous. Je ne parle ici que de ce que j'ai vraiment essayé dans mon coin de guitare.

Pourquoi commencer par des riffs plutôt que par des gammes ?

Le solfège, je l'ai essayé, et ça m'a surtout donné l'impression de lire la notice d'un meuble suédois avant même d'avoir sorti les vis du sachet. Ce qui marche pour un vrai débutant, c'est l'inverse : on choisit un morceau qu'on connaît par cœur, on isole le riff, et on apprend le placement des doigts sans se soucier du nom des notes. AC/DC s'y prête presque exprès — leurs morceaux reposent sur des power chords, souvent deux ou trois doigts posés ensemble, ce qui laisse la théorie de côté et va droit au résultat.

Ça oblige aussi à revenir sur les mêmes positions des dizaines de fois de suite, ce qui a accéléré la formation de mes callosités plus vite que je ne l'aurais cru — je raconte ça plus en détail dans mes premiers accords et mes bouts de doigts en compote, mais ce qui m'a le plus surpris ici, c'est mon index gauche : à force de plaquer les mêmes cordes, le bout a fini par durcir, presque insensible au métal maintenant. Les accords ouverts, eux, je les garde pour un autre jour — un tableau à part suffit largement pour ça.

Main de débutant plaquant un power chord de riff rock sans connaître le solfège

Faut-il suivre une méthode toute faite pour se lancer dans AC/DC ?

Pas obligatoire, mais ça évite de tourner en rond entre des tablatures trop compliquées et des vidéos de virtuoses qui parlent en termes techniques. J'ai fini par suivre AC/DC en 7 riffs [Coup de cœur], qui prend sept morceaux ayant marqué le rock et les décortique sans jamais évoquer les gammes mineures. On y parle de rythme, de placement des doigts, et surtout de sensation — exactement ce que je cherchais.

Anaïs, ma voisine du dessus, passe parfois demander où j'en suis — elle n'est pas du genre à tourner autour du pot. Quand elle a appris que je travaillais surtout le style de Malcolm Young plutôt que celui d'Angus, elle a eu l'air presque déçue : elle s'attendait à des solos, pas à des silences bien placés entre deux coups de médiator. C'est pourtant cet espace entre les notes qui fait le son AC/DC, bien plus que la vitesse.

Le port micro de l'ordinateur ne suffit pas pour enregistrer une guitare

On me demande souvent si brancher la guitare directement dans le port micro de l'ordinateur portable peut suffire pour démarrer. Je l'ai fait, au tout début : résultat, un son plat, chargé de souffle, avec un volume si faible qu'il fallait coller l'oreille contre le haut-parleur pour distinguer autre chose qu'un bourdonnement. Ça ne fonctionne pas, tout simplement — ce port n'est pas conçu pour recevoir le signal d'un instrument.

Il a fallu que je me penche sur comment choisir ma première interface audio pour comprendre ce qui manquait entre la guitare et l'ordinateur. Une fois ce maillon en place, la différence s'est entendue dès la première prise. Entre deux essais ratés, j'allais souvent marcher du côté du Parc Paul Mistral pour décrasser les doigts et l'esprit avant de recommencer.

Une boîte à rythmes pour s'entraîner : utile ou pas

Un métronome basique suffit pour caler un riff en 4/4, mais j'ai aussi jeté un œil du côté de KOMPA GOD DRUMKIT Vol.1 pour avoir une rythmique un peu plus vivante sous mes prises. Le style est très marqué, loin du rock, donc ça reste un à-côté plutôt qu'un outil pour apprendre les riffs eux-mêmes. Pour progresser, mieux vaut de toute façon des sessions courtes et régulières plutôt que de viser une heure d'affilée qu'on n'arrivera pas à tenir sur la durée.

Réglages d'ampli pour un son rock proche d'AC/DC, sans théorie musicale

Le temps qu'il faut avant qu'un enchaînement d'accords devienne automatique

C'est la question qu'on me pose le plus après celle des deux doigts. Une transition propre entre deux accords courants — moins d'une seconde entre le dernier battement et le premier de l'accord suivant — demande en général un à trois mois de pratique régulière à un débutant, selon les accords travaillés. Ça paraît long sur le papier, mais en pratique ça se joue par petites étapes : un enchaînement qui coince un soir finit par passer presque sans y penser quelques séances plus tard.

Rien à voir avec un tour de main qu'on maîtrise en un week-end — c'est plus proche d'apprendre à retourner une crêpe sans la rater : les premiers essais finissent au sol, puis un jour le poignet trouve le geste tout seul.

Le voisin qui s'inquiète plus des câbles que des notes

Pierre, du rez-de-chaussée, ne me demande jamais si le riff sonne juste — ses questions tournent toujours autour du matériel, si le câble jack va tenir dans le temps, si la sangle est bien fixée. Ça change de la musique pure, mais ça aide à garder les pieds sur terre sur les à-côtés pratiques d'un coin d'enregistrement improvisé. Comment aménager cet espace correctement, c'est tout un sujet en soi, que je laisse pour une autre fois. Pareil pour obtenir un son de guitare correct une fois enregistré — ça mériterait un carnet à part entier plutôt qu'un paragraphe glissé ici.

Par où commencer, concrètement ?

Si la guitare prend la poussière dans un coin parce que le solfège a eu raison de la motivation, direction AC/DC en 7 riffs — c'est direct, sans détour, et ça remet l'instrument là où il doit être : entre les mains, pour faire du bruit et y prendre plaisir. Pas besoin non plus d'une guitare hors de prix pour se lancer, ni d'une Gibson SG à trois mille euros : une guitare correcte et un câble bien branché suffisent largement pour les premiers riffs.

Pour la suite, une fois les premières prises capturées, la Configuration Home Studio peut aider à brancher interface, micro et casque sans s'arracher les cheveux. Ça viendra en son temps, une session après l'autre, dans ce petit coin de guitare à Grenoble.

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