Mon Studio Maison

Trouver du temps pour la guitare avec un emploi du temps chargé

Trouver du temps pour la guitare avec un emploi du temps chargé : routine musicale de guitariste débutant

Une corde de mi grave qui grince sous un doigt mal placé, c'est le bruit qui revient le plus souvent dans mes prises du soir. Ce n'est pas très glorieux, mais ça résume bien où j'en suis avec la guitare : débutant, pressé, et fermement décidé à caser des riffs de rock entre deux réunions. La question qui revient tout le temps, chez les gens dans mon cas, c'est la gestion du temps : comment construire une routine musicale quand les journées débordent déjà. Alors plutôt qu'un énième carnet chronologique, voici les questions qu'on me pose le plus souvent, avec des réponses aussi honnêtes que possible.

Avant d'aller plus loin, une précision : ce carnet contient des liens affiliés. Lorsqu'un achat passe par l'un d'eux, je touche une commission sans que votre prix change. Je ne cite que ce que j'ai vraiment testé pour mes propres sessions.

Faut-il un long créneau pour que ça joue ?

Non, et c'est probablement la question qui m'a fait perdre le plus de temps à moi-même. Longtemps, j'ai eu l'idée fixe qu'il fallait au moins une heure devant moi avant de sortir la guitare, le temps d'accorder les 6 cordes, de m'échauffer, de vraiment "faire une session". Résultat : la guitare restait sur son pied des jours entiers, parce que ce fameux créneau n'arrivait jamais. Dix minutes, mal fichues entre deux mails, font largement plus progresser qu'une heure fantasmée qui n'a jamais lieu.

Gros plan sur les doigts d'un débutant en guitare pressant les cordes en nickel, un des défis de la routine musicale

Ce qui ne marche pas : vouloir sonner juste avant d'avoir les bases

Morgane, une lectrice qui a atterri ici via un fil de discussion, me pose souvent ce genre de question à l'envers, pas ce qui marche, mais ce qui a foiré en premier. Alors voici une vraie réponse : chercher à sonner déjà propre dès les toutes premières prises, avant même d'avoir les bases, ça ne marche pas.

Concrètement, ça donnait ça : je retentais le même accord de puissance encore et encore jusqu'à ce que la prise soit nette, sans avoir encore les doigts correctement placés sur le manche. Le résultat, c'était de la frustration empilée sur de la fatigue, pas du progrès. Ce qui a fini par débloquer les choses, c'était d'accepter des prises moches du moment qu'elles étaient jouées en entier, la propreté du son est venue toute seule, plus tard.

Gestion du temps : combien il en faut vraiment

Dix à quinze minutes, régulièrement, battent une session de trois heures le dimanche, pas par miracle, juste parce que les doigts et la mémoire du geste ont besoin de répétition plus que de durée. C'est en apprenant à jouer des riffs de rock puissants plutôt que des gammes isolées que ça se voit le plus : un riff complet, même imparfait, ancre un mouvement bien mieux qu'un exercice abstrait.

Comment garder la motivation sur la durée avec ce genre de micro-séances, c'est un sujet à part entière que je laisse à un autre article. Pareil pour la corne qui finit par se former sur les doigts, ou pour le tableau des accords ouverts qu'on garde sous les yeux au début, des détails utiles, mais pas le sujet du jour. Ici, la seule chose qui compte, c'est le calendrier, pas la théorie.

S'organiser sans créneau fixe : la question de Marc

Casque et interface audio prêts sur un bureau, pour une session guitare improvisée entre deux obligations

Marc, un collègue de bureau qui joue de la basse depuis des années dans un groupe de garage-rock, m'a un jour demandé comment je m'organisais avec un boulot à temps plein, sauf qu'il m'a parlé de gammes pentatoniques et de je-ne-sais-quoi d'autre, sans réaliser que je n'étais pas encore rendu là. Ma réponse, en gros : pas de créneau fixe, juste de l'opportunisme : une sieste d'enfant, une marche rapide le long des quais de l'Isère avant de rentrer du travail, cinq minutes avant que tout le monde se lève à la maison.

Le seul prérequis, c'est que tout soit prêt à être branché en quelques secondes, sans réglages à refaire à chaque fois. Aménager ce genre de coin qui reste toujours opérationnel est un sujet en soi que je ne détaille pas ici, mais le guide Configuration Home Studio m'a servi à simplifier ce point précis, pour ne plus perdre de minutes précieuses à rebrancher des câbles.

Un riff pour les matins pressés

Les matins pressés, avant le café et les mails, sont devenus mon terrain de jeu préféré. Angus Young et son riff de "Back in Black" ont fait l'affaire pendant un moment, assez simple pour se caler dans le temps d'un café qui chauffe, assez satisfaisant pour se sentir un peu rockstar avant d'ouvrir sa boîte mail.

Session de guitare matinale avec un café et une tablature de riff rock à l'écran

Pour choisir quoi jouer sans perdre de temps à déchiffrer une partition, j'ai utilisé AC/DC en 7 riffs [Coup de cœur], l'idée de partir directement sur un riff reconnaissable plutôt que sur des exercices isolés, et de lire ça sous forme de tablature plutôt que de solfège, ce sont deux sujets que je ne développe pas ici, mais qui m'ont clairement fait gagner du temps le matin.

Que faire quand la technique bouffe tout le temps disponible ?

Un dimanche pluvieux, j'avais enfin une fenêtre de quinze minutes rien qu'à moi. J'allume tout, casque sur les oreilles, et rien, pas un son. J'ai passé la totalité de ce créneau à vérifier les câbles, redémarrer le logiciel, me demander si un souci de latence expliquait le silence, avant de réaliser que le bouton de volume de la guitare était tout simplement sur zéro.

Le choix de l'interface audio, du logiciel d'enregistrement, ou d'un ampli simulateur pour avoir un son un peu moins brut sont autant de sujets techniques que je laisse à d'autres articles. Ici, la seule leçon utile, c'est qu'un créneau de quinze minutes perdu en réglages ne se rattrape pas, alors autant éviter les bruits parasites et les pièges bêtes en vérifiant les bases avant de s'installer.

Le jour où j'ai arrêté de regarder mes mains

Un soir, j'ai enchaîné le riff que je travaillais depuis un moment sans un seul coup d'œil vers mon manche et j'ai tenu près d'une minute complète sans fausse note. Rien d'extraordinaire pour qui joue depuis longtemps, mais pour moi, ce soir-là, ça a changé la façon dont j'aborde chaque session courte : la régularité paie, même fragmentée en miettes de dix minutes.

Silhouette d'une guitare électrique posée contre une chaise après une session de guitare pour débutant

Travailler l'oreille pour repérer ses propres fausses notes, ou bosser le rythme avec des boucles simples, sont deux habitudes qui aident énormément à ce stade, mais encore une fois, ce sont des sujets pour un autre jour. Apprendre à jouer sans le regard constant sur les doigts, ça vient avec la répétition, pas avec la théorie, un peu comme apprendre ses premières chansons à la guitare, c'est un marathon fait de petites victoires plus qu'un exploit ponctuel.

Trouver du temps pour la guitare avec un emploi du temps chargé, c'est moins une question de matériel que d'accepter des sessions courtes et imparfaites plutôt que des séances parfaites qui n'arrivent jamais. Si vous voulez ajouter un peu de rythme sous vos prises sans y passer des heures, le KOMPA GOD DRUMKIT Vol.1 dépanne bien, même si ce n'est pas son usage premier. Et si vous cherchez juste un point de départ concret pour caler un riff reconnaissable ce soir, entre deux mails, cette sélection de riffs légendaires reste ce qui m'a le plus aidé à rester régulier sans y sacrifier mes soirées.

Articles connexes