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Trouver le bon médiator pour débuter la guitare électrique sans galérer

Plusieurs médiators pour choisir le bon accessoire quand on débute la guitare électrique

Un médiator souple pardonne toutes les erreurs de la main droite. Un médiator rigide n'en pardonne aucune, et c'est exactement pour ça qu'il vaut le coup, quand on débute sur une guitare électrique et qu'il faut choisir un médiator parmi la vingtaine de modèles vendus en sachet chez le premier magasin de musique venu. Ça semble un détail dérisoire à côté de l'instrument lui-même, un petit accessoire glissé dans la poche qu'on remplace sans y penser. Pourtant, sur ma guitare électrique montée en cordes standards, c'est ce triangle de plastique qui a le plus changé ma façon de jouer, bien avant le premier ampli correct ou la première pédale d'effet.

Longtemps, j'ai joué avec un vieux médiator publicitaire qu'on m'avait donné, un truc tout souple, presque transparent, qui ne coûtait quasiment rien. Je pensais que c'était normal qu'il plie sous les cordes. Le bruit de 'clac-clac' que j'entendais dans mon casque pendant mes prises, je le mettais sur le compte de mon manque de talent — pas sur celui du bout de plastique que je serrais entre mes doigts au point d'avoir une marque blanche sur l'index après dix minutes.

L'épaisseur, premier critère quand on choisit un médiator électrique

La distinction qui compte vraiment, ce n'est pas la couleur ni la marque du médiator — c'est son épaisseur. Sur le papier, la règle qu'on lit partout est simple : plus c'est fin, plus c'est facile pour gratter des accords, et plus c'est épais, plus c'est réservé aux solistes rapides. Le standard le plus recommandé aux débutants sur une électrique montée en 9-42, c'est le 0.73mm : polyvalent, censé offrir un compromis entre souplesse et rigidité.

Le souci, c'est que le 0.73mm laisse le médiator décider à votre place. Il plie, il s'attarde sur la corde, et le rythme en pâtit — la note sort un instant plus tard que prévu, juste assez pour désynchroniser une rythmique simple. Un médiator fin masque en réalité les défauts de trajectoire de la main plutôt que de les corriger, un peu comme couper ses légumes avec un couteau émoussé : ça finit par marcher, mais on compense avec la force au lieu de la précision.

Nylon, celluloïd, Delrin : quelle matière change quoi ?

Au-delà de l'épaisseur, la matière change tout autant la donne. Le nylon et le celluloïd, les plus courants dans les sachets bon marché, glissent facilement entre des doigts un peu moites et demandent de serrer plus fort pour garder le contrôle. Le Delrin — souvent vendu sous le nom Tortex par certaines marques — a un grain plus mat, presque poudreux, qui accroche mieux la peau sans qu'on ait besoin de serrer comme un étau.

Gros plan sur plusieurs médiators de différentes épaisseurs, l'accessoire clé pour un débutant en guitare électrique

Pierre, un voisin de la copropriété, m'a demandé un jour si ces plaques de plastique s'usaient vite à l'usage — il pose toujours ce genre de question sur le matériel et la solidité, jamais sur la musique elle-même. Dans mon expérience, le Delrin s'arrondit avec le temps mais tient la forme bien plus longtemps qu'un modèle souple, qui se déforme après quelques semaines de pratique régulière.

Passer au 1,5 mm sans se laisser décourager

Le vrai changement arrive avec les épaisseurs au-dessus du millimètre. Un modèle en 1.14mm, du genre 'heavy', donne déjà un son plus plein, moins métallique — on entend moins le frottement du plastique et davantage la vibration de la corde. Mais c'est le 1.5mm qui change la donne pour de bon : épais comme une petite pièce de monnaie, il ne plie jamais, quoi qu'on fasse avec la main droite. Au début, on a l'impression de tenir un caillou plutôt qu'un médiator.

Cette rigidité oblige le poignet à faire le travail que les doigts faisaient avant en serrant plus fort. Puisque l'outil garde sa forme tout seul, la main peut se détendre — et c'est justement cette détente qui améliore la précision, pas l'inverse. Un riff que j'avais raté la veille est ressorti sans accroc un soir, et mes doigts ont trouvé les frettes sans que j'aie besoin de baisser les yeux vers le manche.

Ça rejoint un principe que j'applique souvent sur mes riffs de rock sans solfège : mieux vaut un riff court joué juste qu'un riff entier joué approximativement, et un médiator qui ne pardonne rien force justement à ralentir jusqu'à ce que ce soit juste.

Main tenant un médiator épais au-dessus des cordes d'une guitare électrique, le choix qui change la précision d'un débutant

Pourquoi le médiator reste l'accessoire le plus sous-estimé du débutant

Côté enregistrement aussi, la différence s'entend. Un médiator rigide muscle l'attaque de la corde sans ajouter de bruit parasite, alors qu'un modèle fin apporte surtout des aigus et un frottement qui devient vite fatigant sur une électrique avec de la distorsion. Pour quelqu'un qui essaie de comprendre quel logiciel pour enregistrer sa guitare utiliser sans se perdre dans la technique, avoir un son net dès la source évite bien des réglages a posteriori — l'interface audio et le reste du matériel comptent, mais un médiator bien choisi fait une bonne partie du travail avant même d'arriver à l'ordinateur.

La fatigue musculaire a aussi diminué, et pas seulement dans les doigts. C'est contre-intuitif, mais plus l'outil est rigide, moins on a besoin de compenser avec la force des doigts pour le garder en place. Mes sessions du soir sont devenues plus longues sans cette crampe familière dans la paume — une autre histoire que l'endurcissement de la peau des doigts, dont je garde le récit pour un autre billet, mais qui va dans le même sens : moins de tension, plus d'envie de jouer.

Ça n'a pas réglé un autre problème, plus tenace : longtemps, je me suis imposé des séances d'une heure pile, la discipline qu'on se jure de tenir — et que j'annulais dès que la journée avait été trop chargée. Ça n'a jamais tenu plus de deux semaines d'affilée. Des séances plus courtes mais régulières, c'est une autre histoire que je garde pour un autre billet, mais le médiator, lui, n'a rien à voir avec la régularité — il ne fait que rendre chaque séance, courte ou longue, un peu plus juste.

Anaïs, ma voisine, m'a demandé l'autre jour si j'avais enfin trouvé 'le bon truc' — question directe, comme toujours. J'ai fini par lui montrer le 1.5mm à forme standard 351, celui qui ne me quitte plus. Après deux ans à gratter mes cordes presque tous les soirs, c'est probablement le changement le plus simple et le moins cher que j'ai fait, bien avant n'importe quelle pédale d'effet ou logiciel d'enregistrement. Le plus gros progrès d'un débutant ne vient pas toujours du matériel le plus visible — parfois, c'est un petit bout de Delrin bien choisi qui change tout.

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