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Apprendre la guitare électrique avec des morceaux de rock légendaires

Débutant en guitare électrique s'installant pour apprendre des riffs de rock légendaires façon AC/DC dans son coin home-studio à Grenoble

Combien de temps faut-il vraiment pour qu'un riff sonne comme celui d'AC/DC, et pas comme une pâle copie qui traîne des pieds ? C'est la question qui revient le plus souvent quand je raconte mon apprentissage de la guitare électrique dans mon coin à Grenoble, entre deux tentatives de home-studio bricolé et une pile de partitions de rock légendaire jamais tout à fait maîtrisées. Je n'ai pas de réponse toute faite, seulement ce que mes soirées de pratique m'ont appris, riff après riff.

Petite précision avant d'aller plus loin : certains liens de cet article sont affiliés. Si vous achetez via l'un d'eux, je touche une petite commission, sans que ça change votre prix. Je ne recommande que ce que j'ai vraiment branché dans mon coin, entre deux tasses de café refroidies.

La question qu'on me pose tout le temps : par où commencer avec un riff d'AC/DC ?

Une lectrice, Morgane Germain, m'a écrit un jour en commentaire une question à laquelle je ne m'attendais pas : si on n'a jamais tenu une guitare électrique, faut-il apprendre les accords un par un avant de toucher à un vrai morceau, ou plonger directement dans un riff connu ? Sa question m'a fait réfléchir plus que je ne l'aurais cru. Le riff, contrairement à une gamme qu'on répète pour elle-même, donne tout de suite une raison d'y retourner le lendemain soir.

Dans mon cas, la réponse a fini par pencher du côté du riff, apprendre d'abord un morceau reconnaissable, même imparfait, donne un repère que la théorie toute seule ne donne pas. Ça ne veut pas dire foncer tête baissée sur n'importe quel monument du rock pour autant.

Vouloir sonner propre dès la première prise, l'erreur classique

L'erreur que j'ai faite, et que je vois revenir chez pas mal de débutants, c'est de chercher à sonner propre dès les premières prises avant même d'avoir les bases. On veut que ça sonne comme la version originale tout de suite, alors on force sur le médiator, on crispe le poignet, et on capture surtout sa propre frustration sur la piste audio. Ça n'a jamais marché, pas une seule fois.

Une fois que j'ai accepté de jouer moche pendant un moment, les choses ont changé. Le geste s'est détendu, la main gauche a arrêté de se crisper sur le manche, et le son, même imparfait, a commencé à ressembler à quelque chose. Pour obtenir un son de guitare correct à l'enregistrement, il faut d'abord que le geste soit juste ; le réglage de l'ampli ou du logiciel ne rattrape pas un poignet bloqué.

Interface audio branchée pour enregistrer une guitare électrique en home-studio amateur à Grenoble

Le branchement qui a failli me faire tout ranger dans son étui

Brancher une guitare électrique à l'ordinateur pour la première fois, ça a l'air simple sur le papier. Dans les faits, entre les craquements, le souffle parasite et le petit délai agaçant entre ce qu'on joue et ce qu'on entend dans le casque, il y a de quoi vouloir tout ranger dans son étui et regarder une série à la place. Une interface basique suffit largement pour débuter, pas besoin de viser le haut de gamme avant même de savoir si on va vraiment accrocher. Je n'ai toujours pas de solution miracle contre ce petit délai, juste une interface correcte et un casque qui ne trahit pas trop le son.

Pour éviter de tout recommencer à zéro, je me suis appuyé sur la Configuration Home Studio, qui explique le branchement dans un ordre logique, interface, micro, casque, sans jargon d'ingénieur du son. Le choix du logiciel d'enregistrement, lui, compte moins qu'on ne le croit au début : n'importe quel programme simple suffit tant que le signal qui rentre est déjà propre. Ça ne remplace pas le travail à la guitare, mais ça évite de perdre une soirée entière à chercher pourquoi le son ne sort que d'une seule enceinte.

Un coin home-studio qui tient dans un petit appart grenoblois, et pourquoi la routine compte plus que le matos

Niveau matériel, je n'ai jamais eu de gros budget ni beaucoup de place. Mon petit appartement grenoblois ne laisse pas de place pour un mur d'amplis, alors il a fallu ruser avec ce qu'il y avait, un coin qui sert à ça et à rien d'autre. Après deux ans à gratter dans ce même coin, ce qui a fait la différence n'est pas le matériel, mais le fait de m'y installer souvent, même quelques minutes, plutôt que rarement mais longtemps.

AC/DC en 7 riffs, vraiment fait pour un débutant complet ?

C'est la question que je me suis posée avant d'essayer le programme AC/DC en 7 riffs. Le principe : sept morceaux emblématiques du groupe, travaillés un par un, sans passer des mois sur le solfège avant de jouer quoi que ce soit de reconnaissable. Angus et Malcolm Young ont bâti toute une discographie sur des accords ouverts simples et un placement rythmique précis, pas sur des gammes acrobatiques, ce qui rend le répertoire étonnamment accessible à quelqu'un qui découvre le manche.

Ce qui m'a convaincu, ce n'est pas la promesse de devenir bon vite, mais le format : on branche, on suit les étapes, et le son qui sort ressemble déjà à quelque chose qu'on reconnaît. La limite, c'est que le répertoire reste concentré sur un seul groupe, une fois les sept riffs digérés, il faut aller chercher ailleurs pour continuer à progresser. Mais pour démarrer sans se noyer sous la théorie, ça fait exactement le travail annoncé.

Main de débutant plaquant un accord ouvert de La majeur en travaillant un riff d'AC/DC à la guitare électrique

Doigts qui tirent, rythmique toute faite, et l'avis franc d'un collègue

Physiquement, il y a un prix à payer sur les doigts au début, et je reste volontairement vague là-dessus, parce que ça dépend trop d'une personne à l'autre. Le bout de mon index gauche a fini par durcir, au point que les cordes en métal ne mordent presque plus quand j'appuie dessus. Après une vingtaine de minutes à gratter, le manche lui-même devient presque tiède sous la paume, comme s'il avait emmagasiné toute l'énergie qu'on vient d'y mettre.

Sur le moment, la tentation d'ajouter une rythmique toute faite est réelle. J'ai testé le KOMPA GOD DRUMKIT Vol.1 pour poser une base sous mes prises. Les sons sont prêts à l'emploi et ça dépanne, mais l'esprit kompa colle mal avec un riff de rock, et ça reste pensé pour la production plus que pour l'apprentissage de la guitare elle-même. Pour ce que je cherchais, ce n'était pas le bon outil.

Quand j'ai un doute sur une prise, je la fais écouter à Marc Besson, un collègue de bureau qui joue de la basse dans un groupe amateur depuis longtemps. Il ne cherche jamais à me ménager, s'il trouve que le rythme part en vrille à la deuxième mesure, il le dit direct, sans détour. C'est plus utile que n'importe quel plugin d'analyse.

Garder le rythme sans transformer ça en corvée et pourquoi je rebranche encore ce soir

Le rythme reste ce qui me demande le plus d'attention, plus que n'importe quel accord compliqué. Plutôt qu'un métronome froid qui égrène les clics, je préfère souvent m'entraîner avec une batterie plutôt qu'un métronome, le groove d'AC/DC tient autant à la manière de placer l'accord qu'à sa justesse. Travailler ce placement sur des boucles courtes, encore et encore, finit par rentrer dans les doigts sans qu'on ait besoin d'y penser consciemment.

Écran d'ordinateur affichant l'enregistrement d'une prise de guitare électrique dans un logiciel simple de home-studio

Une lectrice comme Morgane a raison de demander par où commencer, parce que la réponse n'est jamais aussi nette qu'on le voudrait. Ce qui marche, dans mon expérience, c'est de choisir un riff qu'on a vraiment envie de rejouer, d'accepter que les premières prises sonneront moche, et de recommencer le lendemain plutôt que de viser la perfection le premier soir. Le week-end, il m'arrive de couper le son et d'aller marcher du côté du Parc Paul Mistral juste pour vider les oreilles avant de rebrancher.

Si vous débutez aussi et que vous cherchez une porte d'entrée sans y passer des mois de théorie, jeter un œil au programme AC/DC en 7 riffs reste, à mes yeux, un bon point de départ honnête. Ce n'est pas la solution qui remplace les heures passées dans son coin, mais c'est ce qui m'a donné envie de rebrancher la guitare, un riff maladroit après l'autre.

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